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Last update: 15.05.2018

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Véhicules efficients en énergie - économie d'argent

Quelle est la différence entre hybride plug­in et hybride range extender ? Pourquoi la consommation de ma voiture est-elle plus élevée que celle indiquée dans le prospectus ? A quoi sert l'étiquette-énergie ?

Nul besoin d'être ingénieur pour répondre à ces questions, il vous suffit de lire les pages suivantes. Vous en saurez aussi plus sur les derniers chiffres et faits de la politique climatique, sans oublier de précieux conseils pour économiser non seulement du carburant mais aussi de l'argent.

Importance du marché de l’automobile en Suisse

La mobilité fait partie intégrante de notre quotidien. Que ce soit pour les loisirs ou pour le travail, nous nous déplaçons fréquemment. Cela a notamment des effets sur la consommation d’énergie dont les transports représentent la part dominante, à savoir 36% du marché suisse, devant les ménages et l’industrie. Comme la mobilité s’alimente à 95% avec des produits pétroliers, elle représente 64% de la consommation suisse dans ce domaine. Au nombre des effets négatifs figurent notamment le recours à des ressources d’énergie limitées, ainsi que le bruit et les rejets de polluants et de gaz à effet de serre. Les transports étaient ainsi à l’origine de 32% des émissions de CO2.

Davantage de véhicules
Le parc des véhicules automobiles a fortement augmenté en Suisse ces dernières années. S’il comptait quelque 3,55 millions d’unités en 2000, il a atteint un pic de 4,52 millions en 2016, soit un accroissement de 28%. La population résidente a quant à elle augmenté de 17% au cours de la même période.

Une priorité pour la Stratégie énergétique 2050 
L’accroissement du nombre de véhicules et des émissions produites témoigne de l’importance du trafic individuel motorisé. En 2015, la moyenne des kilomètres parcourus quotidiennement était de 37 par habitant, soit 5 % de plus qu’en 2000. L’essentiel de ces déplacements concerne le trafic individuel motorisé (65 % en 2015). C’est donc dans ce secteur qu’il faut agir prioritairement pour atteindre les objectifs de la Stratégie énergétique 2050.

Progrès technologiques
Les développements technologiques réalisés ces dernières années vont dans le bon sens et sont prometteurs. Ainsi, le rejet moyen de CO2, qui était de 204 g/km en 2000, a reculé à 134 g/km en 2016, soit une baisse de 34 %. La consommation moyenne, tous carburants confondus (exprimée en équivalents essence) suit une courbe analogue : elle a diminué dans le même temps de 32 %, passant de 8,47 à 5,79 l/100 km. Le recul de la consommation de carburant et la diminution des rejets de CO2 des nouveaux modèles d’automobiles découlent notamment des progrès réalisés dans la motorisation conventionnelle. Grâce au downsizing, à la technologie turbo, aux moteurs hybrides et à d’autres avancées comme le dispositif automatique d’arrêt et de démarrage, la consommation moyenne d’essence et de diesel n’a cessé de diminuer au cours des dix dernières années. Cette diminution a toutefois ralenti durant l’année passée.

Nouveaux systèmes de motorisation
D’autre part, le nombre de véhicules nouvellement immatriculés utilisant des carburants alternatifs augmente chaque année. En 2016, leur nombre (véhicules hybrides inclus) atteignait les 14’750. Malgré leur part modeste d’environ 4.8 % du parc annuel de véhicules neufs, ils contribuent à la baisse de la consommation et surtout à celle des rejets de CO2. Les fabricants ne cessent de diversifier leur parc et proposent une gamme de plus en plus vaste de véhicules à mode de propulsion non conventionnel dont la popularité s’accroît.

Rôle clé du comportement de l’acheteur
Le client joue un rôle déterminant dans l’atteinte des objectifs de la Stratégie énergétique, car c’est en fin de compte lui qui décide d’acquérir un certain véhicule, avec une technologie spécifique. En 2016, 44 % des automobiles nouvellement immatriculées avaient quatre roues motrices (2004: 21 %). La multiplication de l’offre de tels modèles semble avoir éveillé chez bien des clients le besoin d’en posséder un, malgré la consommation accrue liée à ce choix. Il s’agit donc avant tout de sensibiliser les acheteurs afin qu’au moment déterminant, ils attribuent plus de poids à l’efficacité énergétique. Voilà pourquoi l’étiquette­ énergie est un instrument important qui invite le client à comparer les véhicules entre eux.

Prescriptions sur le CO2 et Stratégie énergétique 2050
Les prescriptions concernant les émissions de CO2 appliquées aux importateurs d’automobiles constituent un outil clé pour influer sur la consommation des véhicules et leurs rejets de CO2. A l’instar de l’UE, la Suisse a introduit en juillet 2012 des prescriptions concernant les émissions de CO2 applicables aux véhicules de tourisme neufs. A l’horizon 2015, les importateurs sont tenus de réduire les émissions de CO2 des automobiles nouvellement immatriculées à 130 grammes au kilomètre. Le premier volet de mesures de la Stratégie énergétique 2050 – que le peuple suisse a accepté à 58.2% en votation le 21 mai 2017 - prévoit d’abaisser cette valeur à 95 g d’ici 2020. 


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